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17.03.2010

La soumission

 

 


 

 

 

La soumission

 
La soumission librement consentit qui s'exerce à travers la manipulation est
une stratègie.
La soumission à l'autorité peut s'exercer soit par la peur par le chantage
ou l'obeissance.
 
Experience de Stanley Milgram :
 
L'objectif réel de l'expérience est de mesurer le niveau d'obéissance à un
ordre même contraire à la morale de celui qui l'exécute. Des individus sont
amenés à participer de leur plein gré, mais sous l'influence d'une autorité,
à des actes cruels envers des personnes innocentes.
Fac-similé de l'annonce
Fac-similé de l'annonce
 
L'université Yale à New Haven faisait paraître des annonces dans un journal
local pour recruter les sujets d'une expérience sur l'apprentissage. La
participation devait durer une heure et était rémunérée 4 $, plus 0,5 $ pour
les frais de déplacement, ce qui représentait à l'époque une bonne
opportunité (revenu hebdomadaire moyen en 1960: 25 $). L'expérience était
présentée comme l'étude scientifique de l'efficacité de la punition (ici,
par des décharges électriques) sur la mémorisation.
 
La majorité des variantes de l'expérience ont eu lieu dans les locaux de
l'université Yale. Les participants étaient des hommes de 20 à 50 ans de
tous milieux et de différents niveaux d'éducation.
L’expérimentateur (E) amène le sujet (S) à infliger des chocs électriques à
un autre participant, l’apprenant (A), qui est en fait un acteur. La
majorité des participants continuent à infliger les chocs jusqu'au maximum
prévu (450V) en dépit des plaintes de l'acteur.
L’expérimentateur (E) amène le sujet (S) à infliger des chocs électriques à
un autre participant, l’apprenant (A), qui est en fait un acteur. La
majorité des participants continuent à infliger les chocs jusqu'au maximum
prévu (450V) en dépit des plaintes de l'acteur.
 
La majorité des variantes comporte trois personnages :
 
* l’Apprenant ou élève (learner), qui devra s'efforcer de mémoriser des
listes de mots et recevra une décharge électrique, de plus en plus forte, en
cas d'erreur;
* l'Enseignant (teacher), qui dicte les mots à l'Apprenant et vérifie les
réponses. En cas d'erreur, il enverra une décharge électrique destinée à
faire souffrir l'apprenant;
* l’Expérimentateur (experimenter), représentant officiel de l'autorité,
vêtu de la blouse grise du technicien, de maintien ferme et sûr de lui.
 
L'Expérimentateur et l'Apprenant sont en réalité des comédiens, et les chocs
électriques fictifs.
 
Dans le cadre de l'expérience simulée (apprentissage par la punition),
Apprenant et Enseignant sont tous deux désignés comme Sujet (subject). Dans
le cadre de l'expérience réelle (niveau d'obéissance, soumission à
l'autorité), seul l'Enseignant sera désigné comme Sujet.
 
Au début de l'expérience simulée le futur Enseignant est présenté à
l'Expérimentateur et au futur Apprenant, on lui décrit les conditions de
cette expérience, on l'informe qu'après tirage au sort il sera l'Apprenant
ou l'Enseignant, puis on le soumet à un léger choc électrique (réel
celui-là) de (45 volts) pour lui montrer un échantillon de ce qu'il va
infliger à son élève et pour renforcer sa confiance sur la véracité de
l'expérience. Une fois qu'il a accepté le protocole un tirage au sort truqué
est fait, qui le désigne systématiquement comme Enseignant.
 
L'Apprenant est ensuite placé dans une pièce distincte, séparée par une fine
cloison, et attaché sur une chaise électrique. Le sujet cherche à lui faire
mémoriser des listes de mots et l'interroge sur celles-ci. Il est installé
devant un pupitre où une rangée de manettes est censée envoyer des décharges
électriques à l'Apprenant. En cas d'erreur, le sujet enclenche une nouvelle
manette et croit qu'ainsi l'apprenant reçoit un choc électrique de puissance
croissante (15 volts supplémentaires à chaque décharge). Le sujet est prié
d'annoncer le voltage correspondant avant de l'appliquer.
 
Les réactions aux chocs sont simulées par l'Apprenant. Sa souffrance
apparente évolue au cours de la séance: à partir de 75 V il gémit, à 120 V
il se plaint à l'expérimentateur qu'il souffre, à 135 V il hurle, à 150 V il
supplie qu'on le libère, à 270 V il lance un cri violent, à 300 V il annonce
qu'il ne répondra plus. Lorsque l'Apprenant ne répond plus,
l'Expérimentateur indique qu'une absence de réponse est considérée comme une
erreur. Au stade de 150 volts, la majorité des Sujets manifestent des doutes
et interrogent l'Expérimentateur qui est à leur côté. Celui-ci est chargé de
les rassurer en leur affirmant qu'ils ne seront pas tenus responsables des
conséquences. Si un Sujet hésite, l'Expérimentateur lui demande d'agir. Si
un Sujet exprime le désir d'arrêter l'expérience, l'Expérimentateur lui
adresse, dans l'ordre, ces réponses :
 
1. « Veuillez continuer s'il vous plaît. »
2. « L'expérience exige que vous continuiez. »
3. « Il est absolument indispensable que vous continuiez. »
4. « Vous n'avez pas le choix, vous devez continuer. »
 
Si le Sujet souhaite toujours s'arrêter après ces quatre interventions,
l'expérience est interrompue. Sinon, elle prend fin quand le Sujet a
administré trois décharges maximales (450 volts) à l'aide des manettes
intitulées XXX situées après celles faisant mention de Attention, choc
dangereux.
 
À l'issue de chaque expérience, un questionnaire et un entretien avec le
Sujet permettait de recueillir ses sentiments et d'écouter les explications
qu'il donnait de son comportement. Cet entretien visait aussi à le
réconforter en lui affirmant qu'aucune décharge électrique n'avait été
appliquée, en le réconciliant avec l'apprenant et en lui disant que son
comportement n'avait rien de sadique et était tout à fait normal.
 
Un an après l'expérience, il recevait un nouveau questionnaire sur son
impression au sujet de l'expérience, ainsi qu'un compte rendu détaillé des
résultats de cette expérience.
 
En plus des nombreuses variantes expérimentales qui permettent de mettre en
valeur des facteurs de la soumission, Stanley Milgram propose dans son livre
paru en 1974 une analyse détaillée du phénomène. Il se place dans un cadre
évolutionniste et conjecture que l'obéissance est un comportement inhérent à
la vie en société et que l'intégration d'un individu dans une hiérarchie
implique que son propre fonctionnement en soit modifié : l'être humain passe
alors du mode autonome au mode systématique où il devient l'agent de
l'autorité. À partir de ce modèle, il recherche les facteurs intervenant à
chacun des trois stades :
 
1. les conditions préalables de l'obéissance : elles vont de la famille
(l'éducation repose sur une autorité dans la famille) à l'idéologie
dominante (la conviction que la cause est juste, c'est-à-dire ici la
légitimité de l'expérimentation scientifique).
2. l'état d'obéissance (ou état agentique) : les manifestations les plus
importantes sont la syntonisation (réceptivité augmentée face à l'autorité
et diminuée pour toute manifestation extérieure) et la perte du sens de la
responsabilité. Il constate aussi une redéfinition de la situation en ce
sens que l'individu soumis « est enclin à accepter les définitions de
l'action fournies par l'autorité légitime ».
3. les causes maintenant en obéissance : le phénomène le plus intéressant
parmi ceux relevés est l'anxiété, qui joue le rôle de soupape de sécurité ;
elle permet à l'individu de se prouver à lui-même par des manifestations
émotionnelles qu'il est en désaccord avec l'ordre exécuté.
 
A contrario, Stanley Milgram s'oppose fortement aux interprétations qui
voudraient expliquer les résultats expérimentaux par l'agressivité interne
des sujets. Une variante met d'ailleurs en évidence cela, où le sujet était
libre de définir le niveau d'intensité. Ici, seule une personne sur les
quarante a utilisé le niveau maximal.
 
Il propose également une série d'arguments factuels pour réfuter les trois
critiques qui lui sont le plus souvent adressées : la non-représentativité
de ses sujets, leur conviction en ce protocole expérimental, et
l'impossibilité de généraliser l'expérience à des situations réelles.
 
3/ l'influence sociale dans la construction de l'identité
 
c'est un va et viens permanant entre un sentiment de specificité
individuelle de continuité dans la personalité a travers le temps et
l'incorporation d'evenements nouveau dans le contact avec les autres.
 
“L'éducation est avant tout un voyage intérieur, dont les étapes
correspondent à celles de la maturation continue de la personnalité.”
J.Delors et al., L'éducation: un trésor est caché dedans
 
 
Chaque culture enseigne aux jeunes comment se comporter, chaque famille
partage sa connaissance du monde avec les plus jeunes de ses membres et
chaque société a des moments privilégiés d’apprentissage à différentes
étapes de l’existence. Nous apprenons tous durant toute notre vie, hommes et
femmes, filles et garçons, jeunes et anciens. La condition humaine implique
la curiosité du monde, l’expérience du vécu et de l’attrait du nouveau, l’
innocence innée et la sagesse acquise, une suite ininterrompue d’événements
formateurs.
 
L’éducation informelle au sein de la famille interagit avec les années de
scolarisation, depuis l’éducation de l’enfance jusqu’à l’éducation
supérieure et la formation des adultes. De plus, les individus à travers le
monde vivant plus longtemps, les personnes âgées s’impliquent dans l’
acquisition de nouvelles compétences, tout en continuant à jouer un rôle
important de détenteurs des connaissances traditionnelles. L’identité
personnelle et sociale, exprimée à travers le langage et la culture, se
forme par cette interaction continue entre la connaissance et l’
apprentissage, au fur et à mesure que nous parcourons les différentes étapes
de la vie.
 
L'influence est quelque chose de fructuant constructif riche pour
l'individu. Mais peut être tout autant destructeur destructurant.
 
IV/ Le lien social
 
La notion de Lien social signifie en sociologie l'ensemble des
appartenances, des affiliations, des relations qui unissent les gens ou les
groupes sociaux entre eux. Le lien social représente la force qui lie, par
exemple, les membres d'une famille entre eux, ou les membres d'une
communauté. Cette force peut varier dans le temps et dans l'espace;
c'est-à-dire que le lien social peut se retrouver plus ou moins fort selon
le contexte dans lequel se situe le phénomène étudié. Lorsque que le lien
social devient de faible intensité ou de piètre qualité, certains chercheurs
abordent la problématique sous l'angle de la "crise" du lien social puisque
la qualité et l'intensité du lien social agissent comme des déterminants de
la qualité et de l'intensité de nos rapports sociaux.
 
Syndrome de l'exclusion sociale
 
Une rupture du lien. Symptome caracteristique d'un etat de désocialisation
qui sépare l'individu de se(s) groupes et des individus. Alexandre Vexliard
" Le clochard"
 
Rupture de liens successifs. cette atteinte des liens produit des effets sur
la personnalité du sujet notemment la perte de l'espoir et de l'illusion.
l'exclu n'attends plus rien.
 
L'exclusion sociale est la relégation ou marginalisation sociale de
personnes qui ne correspondent pas au modèle dominant d'une société. Elle
n'est généralement ni véritablement délibérée, ni socialement admise, mais
constitue un processus plus ou moins brutal de rupture progressive des liens
sociaux.
 
Ce terme a commencé de trouver un usage social courant dans les années 1980
dans les sociétés post-industrielles. Alors que le phénomène de mise à
l'écart se retrouve dans de très nombreuses sociétés et remonte à des temps
anciens, le phénomène actuel d'exclusion sociale ne recouvre pas exactement
celui de la pauvreté.
 
L'une des expressions dominantes des sociétés occidentales est la
participation active au marché du travail. Nombre de chômeurs se sont ainsi
sentis exclus, et ce d'autant plus pour ceux qui étaient syndiqués
puisqu'avec la perte de leur travail, ils perdaient aussi toute
reconnaissance au niveau de leur syndicat.
 
L'exclusion sociale, en privant un individu ou un groupe d'une
reconnaissance, nie son identité. Et lorsque l'on passe de l'état de fait au
statut, alors s'opère un processus de stigmatisation.
 
Cependant, l'exclusion sociale a aussi concerné d'autres champs, d'autres
valeurs, comme la famille, le mariage, le logement, la culture, la
scolarisation...
 
Lorsque des groupes qui se sentent exclus socialement ont encore assez de
ressources (humaines, financières,...), ils peuvent développer des réactions
à cette exclusion : contre-culture, manifestations,...
 
Par contre, lorsque cette exclusion concerne des groupes très fragilisés
(économiquement), elle entretient leur stigmatisation.
 
 
 
 

Identification

 

 


 

 

 

Identification

Wikipédia
 
Cet article est une ébauche concernant la psychologie. ... Le sadique jouit
de faire souffrir autrui. Puis, il abandonne ce but et la pulsion subit un ...

Un vrai loup pour l' homme

 

 


 

 

Souffrance
 
 
Le Littré (1880)
 
SOUFFRANCE (s. f.)
 
 
1. Terme de jurisprudence. Tolérance pour certaines choses qu'on pourrait
empêcher (le sens propre de souffrir étant porter, soutenir). Cette vue est
une souffrance. Un jour de souffrance.
 
2. Terme de comptabilité. Suspension dans l'allocation ou le rejet d'une
dépense portée en compte sans pièces à l'appui. Cet article est en
souffrance. Tenir une partie en souffrance.
 
3. Par extension, tout retard préjudiciable dans la conclusion d'une
affaire. Cet homme laisse toutes ses affaires en souffrance. Ce procès met
mon commerce en souffrance.
 
4. Terme de féodalité. Surséance, délai que le seigneur accordait en
certains cas à son nouveau vassal, pour faire foi et hommage.
 
5. État de celui qui souffre (celui qui souffre portant, supportant le mal).
 
• La souffrance aux personnes de ce rang tient lieu d'une grande vertu (RETZ
Mém. t. I, liv. II, p. 93, dans POUGENS)
 
• Il [Jésus-Christ] a souffert et est mort pour sanctifier la mort et les
souffrances (PASC. Lett. sur la mort de son père)
 
• Ainsi parmi les souffrances et dans les approches de la mort s'épure comme
dans un feu l'âme chrétienne (BOSSUET le Tellier.)
 
• Dieu, qui sait que les plus fortes vertus naissent parmi les souffrances,
l'a fondée [l'Église] par le martyre, et l'a tenue durant trois cents ans
dans cet état (BOSSUET Hist. II, 7)
 
• Le néant seul, hélas ! ignore la souffrance (DELILLE Parad. perdu, X.)
 
• En présence de cette nature immuable, faut-il donc avoir tant de peur des
souffrances que le temps entraîne avec lui ? (STAËL Corinne, XI, 4)
 
• Dans notre siècle, que quelques découvertes encouragent à tout expliquer,
ceux-là [les officiers des armes savantes], au milieu des souffrances aiguës
que leur apportait le vent du nord [dans la campagne de Russie], cherchaient
la cause de sa constante direction (SÉGUR Hist. de Nap. XI, 11)
 
Action de souffrir. La souffrance du mal.
 
Il se dit des peines de l'amour.
 
• Il pria sa maîtresse d'avoir pitié de ses souffrances (HAMILT. Gramm. 4)
 
Armée de souffrance, nom que prenait la bande des nu-pieds, 1639, en
Normandie.
 
6. Dans le langage de la physiologie, toute sensation pénible, qu'elle soit
bornée à un simple malaise, ou qu'elle s'élève jusqu'à l'état de douleur.
 
HISTORIQUE
 
XIIe s.— Je l'ai mis en sufrance [j'ai passé par-dessus, je n'en ai tenu
compte], que nel fis amender (Th. le mart. 72)
 
XIIIe s.— Apriès li vesti on la tunique qui doit iestre vers, en la quele on
list l'epistole, qui senefie soufrance (Chr. de Rains, 104)— Granz vertu est
souffrance [patience] (Ass. de Jérus. I, 103)
 
XVe s.— Durant les treves ou abstinences et souffrances de guerre (DU CANGE
abstinentia.)— Le duc leur accorda [la trêve], et mit en souffrance [fit
cesser] tous assauts (FROISS. I, I, 115)— Au jugement, n'eut nulle dilation
de souffrance, ne de mercy (FROISS. I, I, 50)— Et ainsi gaigna Fabius par sa
saige souffrance, et Minutius perdit par sa folle hastiveté (Bouciq. IV, 4)
 
XVIe s.— Les pechez ne se font pas seulement par la permission ou souffrance
[tolérance] de Dieu.... (CALVIN Instit. 225)— Cette fable de Jupiter et Juno
eshontée au delà de toute souffrance (MONT. III, 331)— Pour mesurer la
constance, il fault necessairement sçavoir la souffrance (MONT. IV, 162)— Le
seigneur n'est tenu recevoir l'hommage de son vassal par procureur ; mais,
s'il a excuse legitime, lui donnera souffrance (LOYSEL 558)— Estrivant à
l'encontre des privez soudards en simplicité de vivre et en souffrance de
labeur (AMYOT Marius, 10)— Ne pourra estre continuée la souffrance ou
supercession d'une partie employée dans divers comptes de diverses clostures
sous mesme nom ; ains sera la souffrance convertie en supercession, et la
supercession en radiation (Édit, août 1598)
 
ÉTYMOLOGIE
 
Souffrant ; wallon, sofrants ; bourguig. sôffrance ; prov. sufrensa,
sufransa ; ital. sofferenza.
 
 
 
 
 
Wikipedia
 
Souffrance
 
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
 
La souffrance est habituellement décrite comme un affect ou une émotion
négative, de base, qui présente un caractère subjectif de désagréable, d’
aversion, de dommage ou de menace de dommages.
 
·         La souffrance peut être dite physique ou mentale, selon qu’elle
désigne un affect ou une émotion qui se rattache d’abord au corps ou à l’
esprit. Comme exemples de souffrance physique, on peut nommer la douleur, la
nausée, la difficulté respiratoire, la démangeaison. [1]. Comme exemples de
souffrance mentale, on peut nommer l’anxiété, le deuil, la haine, l’ennui.
[2]
 
·         Une grande ambiguïté règne dans l’usage des mots douleur et
souffrance. Parfois, ils sont synonymes et interchangeables. Parfois, au
contraire, ils sont utilisés en opposition l’un avec l’autre : par ex. “la
douleur est physique, la souffrance est mentale”, “la douleur est
inévitable, la souffrance est optionnelle”. Parfois encore, comme dans le
paragraphe précédent, ils sont définis d’une autre façon.
 
·         L’intensité de la souffrance peut présenter tous les degrés,
depuis l’anodin négligeable jusqu’à l’atroce insupportable. En même temps
que l’intensité, deux autres facteurs sont souvent pris en considération, la
durée et la fréquence d’occurrence.
 
·         Les attitudes des gens envers la souffrance peuvent varier
énormément selon combien ils estiment qu’elle est légère ou sévère, évitable
ou inévitable, utile ou inutile, méritée ou imméritée, choisie ou non
voulue, acceptable ou inacceptable, mineure ou grave dans ses conséquences.
 
Tous les êtres doués de sensibilité, croit-on, souffrent au cours de leur
vie, de diverses façons, et fort souvent dramatiquement. En conséquence, la
souffrance est un sujet important dans plusieurs champs de l’activité
humaine. Ces champs s’intéressent, par exemple, aux comportements personnels
ou sociaux ou culturels reliés à la souffrance, à la nature ou aux causes de
la souffrance, à sa signification ou à son importance, à ses remèdes, à sa
gestion, à ses utilisations.
 
Le point de vue de la philosophie et des religions
 
La philosophie et la religion ont chacune tenté de trouver des réponses
satisfaisantes à la question de la souffrance.
 
·         Par exemple, la lettre apostolique "Salvifici Doloris" écrite par
Jean-Paul II parle d'une souffrance qui sauve l'homme en le rapprochant de
la passion du Christ. Ceci est à rapprocher à ce que disait Simone Weil
:"L"extrême grandeur du christianisme vient de ce qu'il ne cherche pas un
remède surnaturel contre la souffrance, mais un usage surnaturel de la
souffrance".
 
·         Pour Épicure, l'homme doit chercher à supprimer la douleur. En
effet, la souffrance constitue pour lui la source de tout mal. Il suffirait
donc de supprimer la souffrance, le stress, etc,... pour être heureux.
 
Article détaillé : ataraxie.
 
·         Le bouddhisme enseigne que la souffrance humaine (dukkha) provient
de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Elle évoque aussi de la
souffrance en tant qu'insatisfaction personnelle.
 
·         La réponse islamique à la souffrance est une soumission totale et
une profonde confiance en Dieu.
 
·         Pour les stoïques, il faut être courageux face aux difficultés de
l'existence et par là être indifférent à la souffrance.
 
·         Certains contemporains pensent que la souffrance peut et doit être
totalement abolie par le biais de la technologie, voir Ingénierie du paradis
(paradise-engineering).
 
 
 

Tania Young : «Quand je leur disais de pousser la manette, j'espérais qu'ils ne m'écouteraient pas»

 
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