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25/02/2015

Eh oui, nombre des acteurs de cette scène sont bien loin du bas de gamme culturel que l’on veut bien attribuer au rap.

L’Université de Manchester s’est penchée sur le sujet du hip-hop et les raisons de la réussite commerciale de certains titres. Après analyse de bon nombre de titres issus des premiers albums des stars actuelles du genre, les chercheurs sont arrivés à la conclusion que les rimes et leur composition étaient en partie déterminantes de l’avenir d’un titre.

Les rimes imparfaites seraient plus efficaces que leurs consœurs plus précises. Les linguistes de l’Université de Manchester ont enquêté principalement sur des artistes à succès, souvent reconnus par des Grammy Awards, à l’instar d’Eminem ou du groupe Public Enemy.

La richesse par les textes
Moins travaillées que les rimes parfaites, les rimes imparfaites apportent spontanéité et intuitivité aux paroles des chanteurs. Les rimes du type “hop-rock” seraient mieux perçues par les auditeurs et plus propices au succès que les rimes de type “cat-mat” enseignées traditionnellement.

Témoins d’un vocabulaire riche et d’une certaine maîtrise de la langue et des images, les rimes imparfaites en ont mené plus d’un vers la gloire. Sur les huit artistes étudiés à travers leurs premiers albums, plus de 70% en sont adeptes. La richesse des textes de hip-hop n’est plus à prouver.

Une autre étude a récemment prouvé les bienfaits des textes de hip-hop. En effet, ces derniers auraient des vertus thérapeutiques sur les patients atteints de schizophrénie ou de dépression. La complexité des textes et les messages communiqués par le genre seraient grandement bénéfiques, entraînant une assimilation de la part des patients.

Un phénomène qui s’inscrit dans la durée
Le hip-hop, bien que longtemps relégué au rang de culture underground, se fait une place de plus en plus grande dans la culture populaire. Les rappeurs qui bénéficiaient autrefois d’une notoriété confidentielle réduite aux adeptes du genre sont désormais des stars mondiales.

Eminem, Kanye West, Jay-Z… Les noms des grands acteurs de la discipline sont sur toutes les lèvres. Dès lors qu’ils atteignent des sommets tant dans les ventes que dans la qualité de leurs œuvres, de plus en plus d’études se penchent sur leur sujet.

Pourtant, la diversité et les mérites du rap n’ont pas attendu ces dernières années pour apparaître. Si la reconnaissance est désormais mondiale, nombre de rappeurs ont fait leurs preuves les années précédentes. Le désormais contesté Booba a ainsi, par exemple, écrit des textes qui ont donné lieu à plusieurs études approfondies.

Thomas Ravier, romancier et essayiste français, a ainsi consacré bon nombre de pages au rappeur dans la Nouvelle Revue Française, appuyant ainsi la légitimité du chanteur à travers l’évocation de références plus subtiles que prévu. Eh oui, nombre des acteurs de cette scène sont bien loin du bas de gamme culturel que l’on veut bien attribuer au rap.


D'après des chercheurs de l'Université de Manchester, le succès du hip-hop serait dépendant de ses rimes.
KONBINI.COM|PAR ALINE CANTOS
 

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