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26/02/2015

La vérité sur les hommes de plus en plus nombreux qui consultent pour une addiction au sexe

Si l'addiction sexuelle se fait sans ingérence de drogues, il y a une forte consommation de films pornographiques, d'escort girl et la personne addict se masturbe de nombreuses fois par jour. Ce type de dépendance va croissant et concerne surtout les hommes


De quoi s’agit-il ? Traditionnellement l’addiction suppose  une dépendance vis-à-vis d’un produit, plutôt que d’une activité, même si l’on pouvait déjà parler d’addiction au jeu. C’est donc une addiction sans drogue ingérée. En revanche l’addict sexuel consomme : ce sont  notamment des films pornographiques de manières compulsives et répétitives, des escorts girls/boys, et/ou en plus des hommes ou des femmes qui sont devenus "objets" et non plus "sujets", ou et encore se masturbent de nombreuses fois par jour. Leur sexe devenu objet est détaché de leur propre corps. Ils sont agis par des pulsions et en perte de contrôle.

En matière d’addiction sans drogue, se pose bien sûr la question entre le normal et le pathologique, des déterminants sociologiques et culturels des troubles, autant que leurs assises biologiques. Ce qui signe l’addiction c’est la perte de la liberté de s’abstenir d’une part et d’autre part la perte de plaisir et enfin la souffrance ressentie. En effet la pratique sexuelle dans un premier temps va procurer du plaisir de la jouissance et une très forte émotion. Si cela se produit au moment d’un mal être ou d’une angoisse latente, le sujet va vouloir reproduire l’acte qui lui procure plaisir et apaisement. Mais là où jouir pourrait être du plaisir, une certaine jouissance, l’acte est dévié pour panser les plaies du corps et celle de l’âme. Le bien être initial recherché va disparaitre pour laisser place à une exigence d’excitation. Il va crescendo, conduire le sujet vers une hypersexualité, une errance érotique, où rien ne l’apaisera plus. La désocialisation n’est plus loin.

En consultations voyez-vous de plus en plus de personnes de plaignant de telles addictions ?

En effet les demandes de consultations pour addictions sexuelles sont nombreuses et en augmentation. Il y a des services à l’hôpital exclusivement consacrés à cette forme d’addiction. Les patients consultent parfois en ayant posé eux même le diagnostic ; parfois à tort. C’est assez intéressant de voir l’intérêt porté au concept d’addiction sexuelle depuis l’incident d’un politique qui s’est fait "prendre" par la loi. On peut penser qu’une certaine identification à ce personnage c’est propagé côté masculin. Tout se passe comme si on était passé de "l’obsédé sexuel"  au malade "addict sexuel" qui lui est victime d’une pathologie.

 

Ce n’est pas sans rappeler le passage du terme de l’ivrogne à celui de "malade alcoolique" qui a été prononcé par Magnus Huss en 1849 pour la première fois. Il n’est rentré dans les esprits que beaucoup plus tard !

Le premier qui a parlé d’addiction sexuelle c’est un membre des alcooliques anonymes en 1970 à Boston. Le premier qui a rédigé un livre c’est Patrick Carnes en 1980. Ce n’est donc pas récent.

Une fois le comportement nommé et surtout qualifié de maladie on peut enfin la traiter. La reconnaissance du monde médical de l’addiction sexuelle est une chose la reconnaissance par la personne addict de sa pathologie en est une autre. Il est dans le déni : "demain j’arrête…" La reconnaissance de l’addiction est le premier pas vers la voie de la guérison.

Il est tellement difficile d’admettre la perte de contrôle de ses actes à fortiori quand il s’agit de sexualité qu’il me semble que parfois on met trop l’accent sur le côté violation de la loi à cause de la consommation excessive et de la perte de contrôle et pas assez sur le côté pathologique de la conduite dite hyper sexualisée et l’addiction. Difficile parfois de juger même si le test de dépistage de Carnes est un outil fiable ; encore faudrait-il s’y soumettre. Joyce Mac Dougal 1991 parle de "néosexualité" en l’absence de consensus la recherche se poursuit. 


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