5555

Avertir le modérateur

20/05/2015

Un concours de lavage de vitres pour valoriser les métiers de la propreté

« Pas d’inquiétude. Concentre-toi sur la vitre. Et va le plus vite possible. » Derniers conseils avant la grande finale. A quelques minutes du coup d’envoi, certains se rongent les ongles, d’autres affûtent leur raclette ou répètent mécaniquement les mêmes gestes. Comme Emeline, 16 ans, élève inscrite pour passer un CAP d’agent de propreté et d’hygiène au lycée Hélène-Boucher de Vénissieux.
La jeune fille fait partie des candidats ayant gagné leur ticket pour la finale du concours de lavage de vitres, organisé mardi par le SPENRA, syndicat national de la propreté et la Fédération des entreprises de propreté au Sucre à Lyon.
Ne laisser aucune trace
« Laver les vitres, ça me déstresse, sourit l’élève. Participer à cette épreuve, c’est plutôt marrant. » Pourtant, il va falloir respecter des règles strictes : être le plus rapide possible, mouiller entièrement trois vitres, puis les laver sans laisser de goutte d’eau, ni de coulure sur les rebords du bas. Sous peine d’être pénalisé de quelques précieuses secondes.
Face à elle, la jeune fille aura affaire à de redoutables concurrents, comme Mounir, âgé de 28 ans. Lui travaille déjà depuis huit ans dans une entreprise de nettoyage. « Je suis fier de faire ce métier, explique-t-il. Il me procure une certaine liberté car je vais où je veux. »
La fierté, c’est d’ailleurs l’un des maîtres mots de ce concours. « Il s’agit de valoriser la filière propreté et hygiène dont l’image n’est guère reluisante auprès de l’opinion publique », indique Carole Frezier, enseignante au lycée Hélène-Boucher. « C’est une façon de montrer ce métier sous son meilleur jour et de nouer des contacts qui peuvent ensuite déboucher sur des stages. »
Des débouchés sur le marché du travail
« Cette filière n’est guère demandée. Les élèves sont souvent là par défaut, constate Marie Bouisson enseignante au lycée Jacques-Prévert de Fontaine dans l’Isère. Là, ils se mesurent à des professionnels motivés qui prennent du plaisir dans leur travail. »
« Ce sont des métiers qui se sont beaucoup professionnalisés ces dernières années. La demande est importante sur le marché, poursuit l’une de ses collègues. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ils ne sont pas réservés aux gens non qualifiés car ils demandent de véritables savoir-faire. On peut aller jusqu’à bac + 5. »


 
Des étudiants et des professionnels se sont affrontés mardi après-midi sur les toits de la Sucrière à Lyon...
20MINUTES.FR
 

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu