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15/09/2015

MAG' ANIM

 

 

 

14:54 Écrit par loiseaupense dans EnFaNtS | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mag' anim, enfants, jeux |  Facebook

Auxilliaire de vie sociale ... «Pas femme de ménage»

 

Auxilliaire de vie sociale ... «Pas femme de ménage»

Société - Aide à domicile : le métier d'avs

L'auxiliaire de vie assiste la personne âgée dépendante dans tous ses actes de la vie quotidienne./Photo DDM archives
L'auxiliaire de vie assiste la personne âgée dépendante dans tous ses actes de la vie quotidienne./Photo DDM archives

«Je raccroche, y a la femme de ménage qui arrive»… La phrase a le don de mettre Chrystelle en colère : «Ça arrive assez souvent. Ça en dit long sur la considération que les gens portent à notre profession» En marge de la connotation péjorative de la description, c'est la contre-vérité qu'elle véhicule qui irrite Chrystelle et toutes ses collègues logées à la même enseigne. Chrystelle n'est pas femme de ménage, elle est «auxiliaire de vie sociale» (AVS). La différence est de taille. Cette trentenaire mère de trois enfants explique tout d'abord qu'elle est titulaire d'un diplôme d'État d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) obtenu à l'issue d'une formation de 8 mois au lycée François Marty de Monteils (12).

Une vocation…

Ensuite, contrairement à une «femme de ménage», l'AVS assure avoir choisi ce métier : «C'est une vocation, assure Chrystelle qui exerce ce métier depuis 10 ans et depuis cinq en tant qu'AVS diplômée d'État. «J'ai découvert le sens de ce métier aux côtés de mon arrière-grand-mère que j'aidais au quotidien, raconte Chrystelle. Je pense que nous sommes utiles à ces personnes âgées parfois délaissées par leurs familles».

Le quotidien de l'AVS recoupe effectivement des tâches ménagères : repassage, poussière, repas… les courses qu'elle fait pour ses client(e)s. Mais il y a le reste, tout le reste. Des tâches qui engagent les compétences de l'AVS : «Nous sommes aux côtés des personnes âgées dans tous leurs actes de la vie quotidienne ; On les aide à la toilette, on les fait manger. On fait aussi de la stimulation cognitive par la lecture ou des jeux qui stimulent la mémoire défaillante»… Chrystelle se déplace toujours avec sa petite mallette dans laquelle elle puise des photos ou des documents qui permettront à la personne âgée, parfois atteinte de la maladie d'Alzheimer, de faire travailler ses neurones.

«Vous êtes mon rayon de soleil»

«Nous sommes parfois leur seule compagnie de la journée. Certaines nous disent vous êtes mon rayon de soleil»… Cette reconnaissance permet à AVS d'aller de l'avant, de croire en ce qu'elle fait et d'effacer les confusions faciles avec la femme de ménage. Quand la personne âgée malade arrive au bout du chemin, l'AVS est là pour lui tenir la main même si dans ce cas, le personnel soignant constitue aussi l'environnement du malade.

AVS ? Un métier difficile confronté aux affres de la vieillesse et de la maladie. Un métier qui va beaucoup plus loin qu'un simple coup de torchon sur une toile cirée quand il s'agit d'apporter à la personne âgée dépendante, l'attention et la considération qui allègent la souffrance.


Que fait l'AVS ?

L'auxiliaire de vie sociale (AVS) aide les personnes malades, handicapées ou fragilisées dépendantes à accomplir les actes de la vie ordinaire. Elle est présente pour faciliter le lever, le coucher, la toilette, les soins d'hygiène (à l'exclusion des soins infirmiers). L'AVS assure la préparation et la prise des repas, les travaux ménagers. Elle prend en charge les démarches administratives, les sorties, les courses, etc. . L'auxiliaire de vie peut travailler tôt dans la journée (6 h 30) ou tard (22 h), ainsi que les week-ends et les jours fériés. Les AVS sont en majorité employé(e)s par des associations . On compte une cinquantaine de ces structures dans le département.La plupart des AVS exercent à temps partiel et sont des femmes. Les diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS) est le premier niveau de qualification des métiers de l'aide à domicile. Le salaire tourne autour du Smic .


Une profession en quête de reconnaissance

Le département compte plusieurs centaines d'auxiliaires de vie sociale (AVS) dont une faible proportion cependant est titulaire du DEAVS. Ces professionnelles se disent amères face au peu de considération qu'on leur accorde, amères face au «salaire de misère». «Nous sommes payés entre 8 et 9 euros de l'heure. Moi je gagne environ 1 000 euros par mois. Je dois soustraire environ 250 € d'essence. On me rembourse 35 centimes du kilomètre», explique Chrystelle, salariée en CDI d'une association tarn-et-garonnaise… Pour ces professionnelles, le «retour sur investissement» n'est pas évident, «pourtant c'est aussi grâce à nous que de nombreuses personnes peuvent être maintenues à domicile. En fait, nous faisons plusieurs métiers en un : nous sommes bricoleuses, cuisinières, des fois psy, infirmières, lingères…»

Alors la corporation des AVS a le blues et réfléchit à ce qui pourrait l'aider à gravir les échelons de la considération et de la rémunération. «On râle car nous sommes sous évaluées. Nous avons envie de faire bouger les choses». Chrystelle (1) invite donc ses collègues partageant son constat à prendre contact avec elle «pour qu'on se parle, qu'on échange et qu'on fasse avancer les choses».

(1) eychennechrystelle@gmail.com

 

http://www.ladepeche.fr/article/2015/09/11/2174509-auxilliaire-de-vie-sociale-pas-femme-de-menage.html

14/09/2015

Le crime du comte Neville, d’Amélie Nothomb

Le dernier Amélie Nothomb est une réussite.

Par Francis Richard.

ob_b566c0_neville-nothombPourquoi différer plus longtemps l’envie de partager le plaisir que procure la lecture du petit dernier d’Amélie Nothomb, qu’elle a, comme chaque année, à dessein, mis au monde littéraire à (et pour) la rentrée ? Car Amélie Nothomb a le sens du moment opportun pour paraître, dans toutes les acceptions et formes du terme.

Le crime du comte Neville n’est certes pas le plus long des romans de l’auteur belge, mais, tel qu’il est, c’est un véritable bijou. Ce qui illustre bien le fait que la longueur n’ajoute pas forcément à la qualité d’un ouvrage. Aussi est-il difficile de dire s’il s’agit d’un roman court ou d’une grande nouvelle. Mais est-ce bien important ?

Cette fois, Amélie Nothomb fait entrer le lecteur dans un milieu, le sien, qu’elle connaît parfaitement, celui de la noblesse belge, milieu dans lequel il est mortel de commettre un impair et qui vit encore la vie de château. Laquelle n’est pas celle que d’aucuns croient. Il ne faut pas se fier aux apparences, même savamment entretenues.

Vivre dans un château, à moins d’être vraiment riche, ce qui n’est pas souvent le cas des vieilles familles, n’est pas idyllique : il y fait froid en hiver et les mets délectables n’y sont servis que lors de fêtes fastueuses. Le comte Neville, sans avoir pourtant vécu largement, loin de là, à soixante-huit ans (il est de 1946), est ruiné et résigné à vendre Le Pluvier.

Avant de quitter le 2 novembre 2014 ce château qu’il aime, et souffre de perdre, mais dont la toiture s’effondre et qui respire l’inconfort et la fragilité, le comte Neville veut y donner une dernière garden-party le 4 octobre. S’il sait bien faire une chose, c’est organiser un tel événement mondain, recevoir des invités et célébrer de cette manière l’honneur familial.

Le comte Henri Neville, s’est marié en 1990 à Alexandra, de vingt ans sa cadette (elle est de 1967), belle femme (« la beauté féminine était sa drogue dure ») mais issue de toute petite noblesse. Ce qui pour le paternel d’Henri, Aucassin, est rédhibitoire. De leur union naissent trois enfants, Oreste en 1992, Électre en 1994 et Sérieuse en 1997 :

Quand on l’interrogeait sur le prénom de la petite dernière en s’étonnant qu’il n’ait pas eu la cohérence de l’appeler Iphigénie, il disait :

– J’ai plus de tolérance pour le parricide et le matricide que pour l’infanticide.

Sérieuse est une enfant bien différente de ses deux aînés. Une nuit elle sort du château pour la passer en forêt. Elle veut simplement savoir comment c’est. Une voyante, Rosalba Portenduère, qui passe par là, l’emmène chez elle et appelle son père qui vient la chercher. Elle sermonne le comte et se demande s’il s’intéresse assez aux ressentis de sa fille :

Depuis des années, pour d’obscures raisons, les gens ne se satisfaisaient plus des termes sentiments, sensations ou impressions, qui remplissaient parfaitement leur rôle. Il fallait qu’ils éprouvent des ressentis. Neville était allergique à ce vocable aussi ridicule que prétentieux.

En partant, cette voyante, après qu’elle l’a questionné et qu’il lui a confirmé qu’il donnerait bientôt une grande fête chez lui, lui fait cette prédiction : « Lors de cette réception, vous allez tuer un invité. »Cette petite phrase de la voyante va empoisonner les esprits du comte et de sa fille Sérieuse pendant les quelques journées et nuits qui précèdent encore l’événement.

Cette petite phrase hante réellement le comte Neville. Elle lui rappelle une histoire similaire qu’Oscar Wilde raconte dans Le Crime de lord Arthur Savile, qui l’a fait rire dans sa jeunesse et qu’il rachète en collection folio. Mais il ne rit plus. Comme presque tout le monde, il ne croit aux prédictions que si elles le concernent : « Même le sceptique le plus cartésien croit son horoscope. »

Amélie Nothomb raconte avec humour, et esprit, les affres dans lesquelles est plongé le comte Neville par cette prédiction d’un crime qu’il commettra lors de sa dernière garden-party au Pluvier. C’est à proprement parler désopilant comme la satire pleine d’affection qu’elle fait de la noblesse belge à laquelle elle appartient. La fin fait même rire aux larmes, car elle est… burlesque.

https://www.contrepoints.org/2015/09/05/220552-le-crime-du-comte-neville-damelie-nothomb

 
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