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07/01/2016

L’activité mandala fait intervenir plusieurs fonctions neuropsychologiques :

Extrait du mémoire de Maryline CARIO
“L’atelier mandala, un outil thérapeutique canalisant les troubles psychocomportementaux de la maladie d’Alzheimer”.

L’activité mandala fait intervenir plusieurs fonctions neuropsychologiques :

  • Les praxies : utilisation du crayon, du pinceau pour la peinture…
  • Les gnosies : reconnaître le matériel mis à disposition et appréhender l’espace.
  • La concentration : l’activité requiert un faible niveau de capacité de concentration, car le mandala étant vite captivant, le patient reste aisément penché dans sa réalisation.
  • Le langage : le langage est sollicité lorsque le patient souhaite échanger avec les autres participants à l’activité ou lorsqu’il veut verbaliser sa réalisation. Mais un patient mutique peut tout de même participer au groupe.
  • La mémoire : de travail, le temps de l’activité en elle-même. Et la mémoire à long terme épisodique d’une séance à l’autre.
  • L’orientation temporo-spatiale : on aidera le patient à repérer les séances dans le temps et à repérer spatialement les différent lieux où il est présent.

Je pense que cet outil stimule non seulement les fonctions cognitives, mais qu’il peut aussi diminuer ou apaiser les troubles psychocomportementaux. Voyons pourquoi :

  • l’activité mandala peut réduire l’apathie :
    Un mandala est plus facile à débuter qu’une peinture ou un dessin libre, puisqu’il est pré-dessiné. Mais ses motifs ne sont pas pour autant enfantins. La réalisation d’un mandala suppose l’utilisation de nombreuses couleurs et n’implique pas de difficultés particulières. Un mandala non colorié n’a pas d’attrait, mais une fois rempli, le résultat est très souvent valorisant. L’activité est donc simple à réaliser et donne un résultat valorisant.
  • Le mandala évite les manifestations psychotiques, dépressives et émotionnelles pendant l’activité :
    En effet, l’organisation ronde et centrée du mandala est captivante, et induit un calme et une concentration chez son dessinateur. La concentration dont la personne à besoin lui évite de se distraire ; ainsi l’activité peut être utile chez une personne ayant des troubles psychiques pour interrompre le cours de la pensée et par conséquent accorder à la personne un temps durant lequel les délires et les idées noires n’interviennent pas.
  • Les phénomènes d’agitation, de déambulation, d’anxiété et d’agressivité sont diminués :
    Le cadre thérapeutique de l’atelier est rassurant par la présence des soignants, cette présence n’étant pas non plus angoissante ils ne jugent pas la qualité du travail des patients. La forme ronde et centrée du mandala est elle aussi rassurante, la personne se centre sur elle-même et s’apaise.

Voilà donc pourquoi l’atelier mandala est, selon moi, un bon moyen pour limiter les troubles psycho comportementaux.

L’atelier mandala permet donc :

  • de canaliser les troubles psychocomportementaux, en revalorisant, rassurant, cadrant
  • de stimuler les fonctions cognitives, d’entretenir les mobilités fonctionnelles et gestuelles, au cours de l’activité et en stimulant les déplacements vers l’atelier sans non plus fatiguer
  • de favoriser le maintien de l’identité du patient, en lui permettant d’exprimer ses envies, ses goûts, ses choix.

J’émets donc l’hypothèse qu’un atelier mandala, qui est une activité valorisante et captivante, mais en place dans un cadre précis, permet de limiter les troubles psychocomportementaux des malades d’Alzheimer     

 

 

 

 
Extrait du mémoire de Maryline CARIO “L’atelier mandala, un outil thérapeutique canalisant les troubles psychocomportementaux de la maladie…
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