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11/12/2014

A-t-on enfin trouver un remède pour la maladie d'Alzheimer ?

 

 
L'Obs
A-t-on enfin trouver un remède pour la maladie d'Alzheimer?
Les chercheurs de l'université de Stanford ont-ils découvert un remède contre la maladie d'Alzheimer ? Ils ont en tout cas découvert que la maladie ...

29/11/2014

Alzheimer : le souvenir disparaît mais l'émotion reste

 

 
passionSanté.be
Alzheimer : le souvenir disparaît mais l'émotion reste
Si les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer accusent de lourdes pertes de mémoire, cela ne signifie pas que l'émotion liée à l'événement ...

30/10/2014

Alzheimer: mobilisation planétaire pour décrypter les mécanismes de la maladie

 

La maladie connaît une accélération, avec un nouveau cas toutes les 7 secondes. Les scientifiques, qui peinent à en identifier les causes, placent beaucoup d’espoirs dans la génétique.

 

C’est une véritable avalanche! Depuis qu’il a publié à l’hiver dernier les résultats de la plus grande analyse épidémiologique jamais entreprise sur la maladie d’Alzheimer, Philippe Amouyel a identifié 21 nouveaux gènes favorisant la maladie. «Le profil génétique des patients présentant un risque de développer les symptômes est à portée de main», affirme le chercheur, qui dirige l’unité de recherche Inserm santé publique et épidémiologie moléculaire des maladies liées au vieillissement.

La recherche des zones défaillantes du génome liées aux démences séniles a démarré dans les années 1990. Mais en vingt ans, dix gènes seulement avaient pu être identifiés. Pour accélérer le rythme des découvertes, quatre grands centres de recherche internationaux ont coordonné leurs efforts autour du programme Igap (International genomics of Alzheimer’s project), lancé en 2011, et passé au tamis moléculaire plusieurs milliers d’échantillons provenant de malades et de personnes saines en Europe et en Amérique du Nord. Au total, plus de 7 millions de mutations ont été analysées et, à la fin de l’année 2013, onze gènes supplémentaires impliqués dans les mécanismes moléculaires à l’origine de la maladie avaient déjà été isolés, portant le total à 21. Un chiffre que les découvertes des derniers mois ont donc permis de doubler. «On connaît sans doute le tiers du terrain génétique. Le séquençage complet du corpus de malades permettra de dresser la cartographie détaillée des déterminants génétiques d’Alzheimer d’ici à la fin de la décennie», estime Philippe Amouyel.

Résultat important: un tiers des gènes identifiés est impliqué dans la production ou la dégradation d’une certaine protéine, dite protéine précurseur de l’amyloïde (ou APP), qui se situe aux jonctions entre les neurones (les synapses). Cela renforce dans leurs convictions tous ceux qui, dans la communauté des neurobiologistes, tiennent pour acquis l’hypothèse de la «cascade amyloïde» formulée par Hardy et Higgins en 1992. Cette dernière stipule en effet que, dans le cerveau des malades d’Alzheimer, des enzymes coupent en divers endroits les protéines APP. Ainsi dénaturées, celles-ci s’agglomèrent pour former des amas toxiques autour des synapses: les plaques séniles responsables, selon les tenants de cette hypothèse, de la dégradation cérébrale dont souffrent les malades. Schématiquement, ces plaques séniles dérégleraient l’équilibre chimique d’une autre protéine – la protéine tau – qui perturberait à son tour les échanges neuronaux. Jusqu’à finir par les bloquer complètement, entraînant la dégénérescence puis la mort cellulaire.

Un neuroprotecteur activé

La centaine de molécules thérapeutiques en développement dans le monde cible quasiment toutes ce processus. Fin août, des chercheurs du Centre d’études et de recherche sur le médicament de Normandie ont encore enrichi cette pharmacopée en devenir, en détaillant dans la revue de l’académie américaine des sciences «PNAS» le mode d’action d’une nouvelle molécule, dans laquelle ils mettent énormément d’espoirs. Sa nouveauté: elle réduit la production d’amyloïdes et active en même temps un neuroprotecteur, qui agit sur les symptômes de la maladie. Chez la souris, les chercheurs ont ainsi mesuré une nette amélioration des performances de la mémoire.

Pourtant, de plus en plus de sceptiques doutent de la portée de ces découvertes. Selon eux, la maladie d’Alzheimer n’est pas la conséquence de ces dégénérescences neurofibrillaires. Pour appuyer leur thèse, ils font remarquer qu’on trouve les mêmes fameuses plaques séniles chez des individus en pleine santé. Le cerveau de certains d’entre eux en contient même plus que celui de patients sévèrement atteints! Pour expliquer ce paradoxe, on pense que les amas de protéines ne sont en fait qu’une manifestation tardive de la maladie, survenant de dix à vingt ans après son déclenchement et traduisant une réponse défensive du cerveau.

Modèles alternatifs

Il faudrait donc chercher ailleurs, affirment-ils, les véritables causes de la maladie: une inflammation neuronale, un dérèglement cellulaire, une baisse du niveau de certains neurotransmetteurs… Un des modèles alternatifs, aujourd’hui le plus en vogue, suggère que c’est le vieillissement normal du cerveau qui fait apparaître des dégénérescences neurofibrillaires: ce serait leur contact avec les amas de protéines qui favoriserait l’extension des lésions dans le cerveau. «Après beaucoup d’hypothèses et d’essais cliniques infructueux, il va bien falloir admettre que l’hypothèse de la cascade amyloïde est incomplète. Alzheimer active plusieurs mécanismes complexes qui interagissent avec l’environnement pour favoriser ou inhiber l’apparition de la maladie», résume David Blum, de l’équipe Alzheimer et Tauopathies du Centre de recherche Jean-Pierre Aubert de Lille, un des laboratoires les plus actifs dans l’étude des hypothèses alternatives.

Outre la génétique, les chercheurs mettent beaucoup d’espoirs dans le progrès des biomarqueurs (produit détectant une caractéristique biologique) pour affiner leur compréhension de ces mécanismes précurseurs complexes. Une dizaine de ces biomarqueurs sont déjà sur le marché. «Grâce à eux, on va pouvoir évaluer précisément l’évolution d’éléments jouant un rôle clef dans le développement de la maladie», se réjouit le professeur Denis Guilloteau, directeur de l’unité Inserm imagerie et cerveau au CHRU de Tours.

Pendant cinq ans, le Centre d’études et de recherches en radio-pharmaceutique, avec lequel travaille ce chercheur, a testé sur 3.000 patients l’efficacité d’un colorant radioactif (l’AV45) pour le diagnostic in vivo des plaques séniles. Jusqu’alors, il fallait disséquer le cerveau mort pour les observer. Avec ce biomarqueur, le professeur Guilloteau espère désormais pouvoir suivre pas à pas l’évolution de la maladie…. et évaluer précisément les effets des traitements.

 
La vie moderne, premier facteur de risque

Une certitude: le développement de la maladie d’Alzheimer est lié à notre hygiène de vie. Relations sociales, bonne humeur, activités sportives, diététique… Tout cela nous protège naturellement du fléau. A contrario, de nombreux facteurs environnementaux favorisent l’apparition des symptômes. L’association d’alcool et de tabac réduirait ainsi l’âge de déclenchement de la maladie de six à sept ans. De même, les hommes diabétiques présentant une faible capacité de sécrétion d’insuline ont environ 1,5 fois plus de risques de développer un Alzheimer. Un passé de dépressif augmente également de 2,5 à 4 fois les risques. L’obésité, le taux de cholestérol, les troubles du sommeil, les inflammations chroniques, le stress, l’hypertension, les commotions à répétition, le manque d’exercice intellectuel, le faible niveau d’éducation qui conditionne la plasticité cérébrale sont également pointés du doigt. Le principal de ces facteurs reste cependant l’âge: avant 65 ans, moins de 2% de la population est touchée. Après, cette proportion augmente rapidement pour atteindre 15% à 80 ans. Une réduction de 10% des sept principaux facteurs de risque, qui contribuent à près de la moitié des cas, selon l’Association Alzheimer, pourrait sauver de la maladie 1 million de personnes dans le monde.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr
PAUL MOLGA 
 
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