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15/01/2015

Qu'est-ce que l'amour ?

 

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SCIENCESHUMAINES.COM|PAR JEAN-FRANÇOIS DORTIER
 

10/10/2011

La dimension identitaire du vieillissement

La dimension identitaire du vieillissement

 

Penser la vieillesse en termes de déprise a conduit les chercheurs à se préoccuper de la dimension identitaire du vieillissement des personnes âgées.

 Ainsi, pour Vincent Caradec, utilisateur et promoteur du concept,

« la retraite, le décès du conjoint, la formation d'un nouveau couple constituent des événements qui ponctuent, avec des probabilités d'apparition variées, l'avancée en âge et qui activent le processus de construction identitaire ».

Selon lui, les méthodes employées par les individus face à la déprise visent en fait à assurer une certaine continuité identitaire, ce qui le rapproche de Serge Clément et Jean Mantovani, lesquels ont par ailleurs affirmé que « le désir de conserver au mieux l'identité que l'on s'est forgée le long de son existence est le moteur qui oriente la sélection et la substitution d'activités ».

Pour Vincent Caradec, de fait,

« l'adaptation et la substitution permettent de limiter les changements et de maintenir les engagements antérieurs ; l'abandon concerne autant que faire se peut les activités les moins essentielles à la définition de soi ; la délégation — qui se traduit souvent par une mise en dépendance par rapport aux enfants — est privilégiée par ceux qui ont manifesté au cours de leur existence un fort investissement familial ».

La question se pose avec une acuité en cas de veuvage et du fait de l'isolement du fait du décès des autres, qui est un problème certain pour les personnes de grand âge.

Ainsi, d'après Serge Clément et Jean Mantovani, « avoir vécu longtemps, c'est avoir eu le maximum de probabilités de perdre les siens, et plus particulièrement ceux de sa génération, ceux avec lesquels on a vécu une histoire commune ». Selon les chercheurs,

« leur disparition affecte dans la mesure où c'est tout un univers de référence dont on devient, de plus en plus, seul dépositaire ».

Ainsi, « il y a véritable danger à devenir seul si on ne fait pas d'effort de sauvegarde du lien ».

Dans ce contexte, « sélectionner des personnes pour garder des relations, sélectionner des lieux et activités pour conserver ces personnes sont les deux manières de préserver l'essentiel : le rapport à un autrui privilégié, choisi, qui fait savoir que l'on est soi-même choisi ». De fait, il s'agit souvent de donner priorité aux personnes avec lesquelles il est possible d'avoir une autre définition que celle de personne âgée, soit celle de père ou de mère avec un enfant, de frère ou de sœur avec un autre membre de la fratrie, etc.

Tout ceci ne se fait pas sans heurts.

 Ainsi, pour Benoît Verdon, « la déprise d'aménagements revendicatifs de longue date et impérieusement ancrés à l'intérieur de soi n'est pas chose aisée » et le renoncement est « amplement douloureux ».

S'il est possible pour l'individu immédiatement concerné d'adoucir le processus de déprise en recourant à des marches arrière momentanées ou en s'inscrivant dans une sorte de négociation bien comprise avec soi-même et les autres, comme le montre l'exemple de son enquêtée Dominique, qui œuvre « avec beaucoup d'ambivalence et d'allers-retours, faisant là une concession, reprenant ici son droit de regard », ces options ne réduisent pas forcément, toutefois, la pénibilité de la déprise, et en l'occurrence son interlocturice ne s'y résout pas :

« entre renoncements qui s'imposent et sources de plaisir qui échappent, écrit Benoît Verdon, Dominique vit de façon particulièrement douloureuse, à la mesure de ses représentations radicales de maîtrise, les contraintes imposées par un ennemi qui reste difficile à cerner, un ennemi sur lequel on ne peut avoir que de vaines et fugaces victoires ».

Cela se vérifie durant l'enquête elle-même, qui est en quelque sorte le révélateur des tensions internes :

 « la rigueur de ses requêtes, les pleurs inattendus lors de l'entretien, parlent pour le conflit intense chez cette forte femme, exigeante mais déchirée, démunie sous sa carapace phallique »

09:08 Écrit par loiseaupense dans Sciences humaines | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bienvenue, valeurs, ici et maintenant |  Facebook

09/10/2011

Liste des sciences humaines et sociales

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